L’ARED forme les autorités traditionnelles, administratives et judiciaires sur l’application de la loi 12
Ce 9 octobre 2023 à la salle de réunion des assemblée de Dieu de Moundou. L’objectif visé par l’association pour la réinsertion des enfants et la défense de droits de l’homme(ARED) à travers cette rencontre de plaidoyer avec les autorités traditionnelles et administratives ainsi que celles de la chaine de protection de la province du Logone Occidental sur l’application de la loi 012 entend influer sur les cruautés en vue de consolider la démocratie au Tchad.
Pour le coordonnateur de l’ARED Madjiyera Ngar ALKOA souhaitent que les apprenants à ces assises prennent leurs responsabilités pour mieux protéger les plus faibles dont les enfants en appliquant la loi 012 portant lutte contre la traite des personnes en République du Tchad. Il invite par ailleurs les participants à défendre l’image de Dieu qui est devenue l’objet de trafic et de l’esclavage. Se tournant vers les responsables des agences de voyage invités pour la circonstance, Madjiyera Alkoa a insisté également sur leurs responsabilités et engagement étant donné qu’ils sont l’un des maillons de la chaine sinon un terreau facile dans cette pratique d’un autre âge. Le coordonnateur les exhorte en outre à s’organiser pour éviter que les criminels ne passent pas leurs services pour accomplir leur sal besoin.
Cette rencontre de plaidoyer organisée par l’ARED vient à point nommé Car au Tchad de graves violations des droits humains dont la traite et l’esclavage sont perpétrés contre ces derniers. En cause certains esclavagistes profitent de leur hiérarchie sociale et politique pour mettre au bas de l’échelle certaines communautés exposant ainsi les enfants victimes de la traite à des situations critiques.

Le constat révèle que la personne humaine n’est pas du domaine de commerce, malheureusement les enfants et leurs parents sont quotidiennement vendus et exploités dans la domesticité, l’agriculture, l’élevage, les mines d’or, le mariage forcé et précoce, la mise en gage pour dette et la vente de drogue. Interpelé par la question, le préfet du Lac Wey Borgou Dillo attire l’attention des participants en insistant sur leur devoir à assumer leurs responsabilités afin d’agir promptement pour engager une lutte sans réserve contre les auteurs et les complices de la traite des personnes dont les enfants.
BEINDE BESSANDE