Difficile situation des stagiaires à l’ONAMA sur la table des Conseillers Nationaux.
Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement interpelé par le conseiller Brice Mbaihong au sujet des stagiaires de l’Office National des Media Audiovisuels (ONAMA), ce jeudi, 29 juin 2023 au palais de la Démocratie de N’Djamena, note une erreur mal gérée. Retour sur les débats à la session ordinaire.ce matin. Une question si importante et d’actualité avec des enjeux séculiers et sociaux
Très impressionnant comme problématique, l’Office National des Media Audiovisuels (ONAMA) entretient depuis fort longtemps des stagiaires. Ce qui est synonyme de l’exploitation disent certains conseillers nationaux à leur session ordinaire ce matin du jeudi, 29 juin 2023. Une situation qui n’a pas apitoyé les différentes autorités de tutelle qui se sont succédée, relèvent d’autres. Les conseillers nationaux n’ont pas raté l’occasion liée à ce factuel. A croire l’actuel ministre de la communication interpelé sur la question orale, il hérite d’une situation antérieure mal gérée et qui mérite une solution définitive. Pour lui, c’était impératif à son avis, de mettre fin à ce genre de stage sans issue salvatrice. Le responsable de tutelle estime qu’il faut repenser cette question et la question orale de l’honorable Brice Mbaï-Hong qui a sa raison d’être. Selon lui, les stagiaires ne bénéficient d’aucun statut juridique pouvant les protéger. Il est l’heure de corriger cette erreur qui n’a fait que perdurer. Le ministre informe que, jusque-là, son département n’a pas obtenu un quota pour l’intégration. La dernière intégration des agents de la communication date de 2020. Toutefois promet-il que, les stagiaires de l’ONAMA seront prioritaires à l’intégration. Désormais, les stages vont être règlementés, qu’ils soient académiques, de perfectionnements ou autres dans une période déterminée, précise-t-il. Autres choses, le ministre renseigne que l’ONAMA compte plus de 700 agents. D’après lui, il va falloir s’investir pour le statut particulier des agents et redéfinir leur plan de carrière. Pour les conseillers nationaux, c’est inadmissible de mettre ainsi des gens qui sont des pères de famille en pâture. Les honorables demandent que les recrutements basés sur le clientélisme, s’arrêtent. Ils saluent tout de même la franchise de l’actuel ministre de la communication. Selon eux, un adage rapporte qu’une faute avouée est à moitié pardonnée. Mais poursuivent-ils, beaucoup de choses restent à corriger. Les conseillers citent par exemples, le contenu de programme pauvre et peu attirant, la synchronisation des images et sons inadéquate. Ils relèvent que l’Etat a beaucoup investi dans l’ONAMA mais il ne satisfait pas aux attentes du public tchadien. Les conseillers ont soulevé aussi le problème des contractuels dont leurs cotisations ne sont pas versées à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), des pigistes payer jusque-là au SMIG. Des questions de formation et de renforcement des capacités sont revenues plusieurs fois également.D’autres conseillers proposent que les stagiaires au lieu de les laisser pour compte, il faut les redéployer dans les stations provinciales.
Il en manque de personnel, il suffit de faire des contrats ou piges à ces jeunes gens qui font déjà bien le travail. Des préoccupations tenant au passage à tout numérique sans réalisme, le test de recrutement organisé par l’ONAMA, le 15 mars 2022, sans résultat jusque-là. Les conseillers ont fouillé de fond à comble les tiroirs du ministère de la communication. Ils se disent compter sur l’actuel ministre de tutelle afin de s’investir pour améliorer les conditions de vie et de travail des journalistes tchadiens. Les journalistes font un travail remarquable dans le secteur public comme dans le privé. Moyalbaye Nadjasna